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 Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']

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Soo Young Lim

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Féminin Bélier Singe
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Tribut: District Sept

MessageSujet: Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']   Mer 25 Mai - 18:28

Sans rire, quel temps pourri. L'Angleterre du XXI vous dis-je ! Pas un jour ne se passait au Capitole sans que la pluie ne s'en mêle. Il fallait attendre la nuit, ou du moins la soirée bien avancée pour que la pluie laisse place aux étoiles. Ce n'était pas plus mal, de pouvoir voir les étoiles. M'enfin, voir le soleil du Capitole n'aurait pas été plus mal non plus hein. Personne ici ne pouvait donc contrôler ce stupide temps ? Soo leva les yeux vers le ciel, la moue boudeuse. Si un quelconque Dieu existait, qu'il se bouge ! Et qu'il amène le lait de soja avec. Pour l'heure, Soo Young avait besoin d'aller se défouler à la salle d'entraînements.

Vous savez que c'est purement atroce de boire une boisson gazeuse ultra fraiche le plus vite possible juste parce qu'on est en retard ? Non ? Eh bien maintenant vous le savez. Soo Young fit une grimace humainement impossible quand elle finit son verre de coca, frustrée de ne pas avoir pu en profiter. Mais ce n'était pas de sa faute aussi ! Le rendez vous avez ses stylistes était à 20h à la base, pas à 18h20 ! Et si la demoiselle devait vous designer un coupable, elle pointerait sa mentor du doigt.

Revenons un peu en arrière...Aujourd'hui, jour de congé pour les stylistes, Miss Terreur (Soo) et Miss Maligne (styliste Linya, âgée d'un an de plus que Soo) avaient décidé de profiter de cette journée pour se lâcher et s'amuser. En gros, dans le langage SooNien, ça voulait dire : fuyez, et de préférence en courant. Les deux ensemble, c'était comme si Gozdilla avait été cloné, elles cherchaient les meilleurs tours à faire aux autres, et surtout les plus farfelus - tout cela avec humour et non méchanceté, bien sûr. Donc, la veille même elles avaient mis au point leur plan de bataille pour le lendemain, jusqu'à ce qu'elles en soient assez satisfaites pour aller se coucher.

Résultat : demain, RDV devant le centre à 20h précise. Jusqu'ici, tout allait bien. Soo Young avait choisit d'attendre l'heure fatidique à la terrasse d'un café quelconque pour profiter du soleil merveilleux qui rayonnait ce jour-là, sirotant un bon coca bien frais avec au moins cinq glaçons à l'intérieur. Seulement voilà : Linya l'avait mis au courant il y a tout juste trois minutes que leur cible allait finir plus tôt que prévu, et qu'il fallait absolument qu'elle soit à leur lieu de rendez-vous au plus tard à 18h20. Sachant qu'il était maintenant... - elle regarda son portable, 18h17, dire qu'elle avait la pression serait un euphémisme. Traverser le bâtiment en 3 minutes ? Rien n'est impossible quand on est Magic S.Y. Sauf que...Linya ne pouvait finalement pas venir.

Retour au présent.

Comme il commençait déjà se faire tard, Soo rentra au bercaille pour faire quelques trucs et se préparer. Elle revêtit une tenue [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (mais tout est relatif). En sortant, elle attrapa une veste blanche, qui peut être n'était même pas à elle, mais qu'importe, les stylistes et elle se prêtent tout, même... passons. N'ayant pas pensé à manger, surement à cause de son grignotage chaque heure, la jeune fille sortit de l'appartement de l'étage Sept le ventre vide, les bras croisés et la tête baissée, marmonnant encore et toujours des trucs, comme on peut si bien le dire. Elle se demandait surtout si pour une fois, ça allait bien se passer, ou si quelqu'un allait lui chercher des ennuis, amicalement, qui l'emmènerait à le faire *PAMPLEMOUSSE* également, et finalement ça finirait négativement. Une fois arrivée à bon port, la demoiselle ne chercha pas à savoir si elle était à l'heure ou en retard pour l'entraînement général, elle traîna des pieds jusqu'à la salle. La plupart des lumières étaient éteintes... suspect.

Lorsqu'elle poussa la porte, elle se rendit compte que personne n'était là, pas même un Juge sur l'estrade. Elle s'avança alors et essaya de trouver une présence humaine, en vain. Elle était seule, pire que seule, plus que seule. Elle eut un petit sourire satisfait. Elle n'aimait pas la compagnie lorsqu'elle était dans cette situation, c'est à dire quand elle avait envie de danser et que personne ne la regarde. Curieuse occupation de danser à quelque jour de multiples combats ? Ca, elle ne le savait que trop bien. Son mentor lui avait rabâché encore et encore. Mais ça n'avait pas d'importance, parce qu'elle ne voulait s'entraîner qu'à ça. Pour rester elle.

Elle se mit donc en plein milieu de la pièce, inséra le CD dans le poste radio et se mit à danser, comme elle le faisait toujours quand elle aimait la musique. Se vider l'esprit, c'est ce dont elle avait le plus besoin à l'heure actuelle. Lorsqu'elle dansait, la Soo Young au passé étrange et monotone disparaissait. Il ne restait que la Soo Young qui aimait tant la danse, et la musique, au point d'en faire un métier. Toutes ses pensées néfastes disparaissaient pour se concentrer uniquement sur les gestes qu'elle faisait. Regardez cette fille danser. Comme toutes ses maladresses disparaissent. Une fille complètement métamorphosée.

Elle ne pensait plus au spectacle qu'offrirait sa mort. Qu'elle soit rapide et sèche ou lente et douloureuse, elle serait incroyable aux yeux des Capitolins, n'est ce pas ? Ils n'attendent que ça, qu'elle meure. Comme chacun des vingt-trois autres tributs. Le plus méritant ressortirait vivant, et mourrait riche et vieux, tandis que les autres auraient connu une vie horrible, pas plus belle que leur mort du moins.

Ca l'effrayait. Soo n'avait pas peur de grand-chose, pourtant l'idée de mourir les yeux crevés, une hache dans le ventre ou pire, crever de faim et de soif, lentement, sans personne pour abréger ses souffrances. Comme si le Capitole la regardait mourir sans vouloir l'aider, en souriant même. Cette idée lui donna l'impression d'avoir la langue parcheminée. Mais sa fureur était plus grande que la soif, alors elle stoppa son activité, ramassa un couteau laissé par mégarde sans doutes, et le lança de toutes ses forces dans le mur en poussant un cri de rage.

« Putain ! »

Elle avança jusqu'au mur, près du couteau, et se laissa glisser contre celui là, se retrouvant assise les coudes sur les genoux, en sueur, la vue brouillée. Mais ce dernier point, remarqua-t-elle, était dû aux larmes qui ne voulaient pas couler sans autorisation. Alors, elle les autorisa, pour la première fois depuis bien longtemps, à couler. Les larmes étaient intarissables. Elle ne pouvait plus supporter la pression sur son dos. Devoir se préparer à mourir atrocement, c'était trop pour elle. Elle aurait voulu s'enfuir, retrouver son district, s'excuser auprès de sa famille. Et rester avec eux.

Qu'avait-elle fait de bien dans sa vie ? Pas grand-chose, semblait-il. Causer du tort à ses parents, s'isoler dans les bois, sortir tard le soir, tenter de dévergonder son frère, dormir en cours. Etait-elle vraiment utile à son district, à sa famille ? N'était-ce pas mieux que ça se termine ici ? Elle n'en réchapperait pas, inutile de se leurrer. Et de s'enfuir était encore plus improbable. Il fallait faire face courageusement. Elle n'avait pas peur de tuer en fait, mais elle avait peur de perdre la vie qu'elle avait eue jusqu'ici.

"La vie est belle, c'est le monde qui ne l'est pas". Soo Young s'était enracinée dans cette déduction, construisant son propre monde, sans vouloir en sortir. Mais le vrai monde était celui où elle se trouvait. Il l'avait rattrapée. Et ne la lâcherait plus, jusqu'à sa mort. Le vrai monde était un endroit de peine et de malheur, de conditions de vie atroces, et il était difficile d'y survivre. Ce n'était pas le monde de nos ancêtres. Et ça ne le serait jamais. La jeune fille avait eu tort d'y croire.

Pourquoi avait-il fallu que ce soit elle ? Elle aurait pu s'entêter bêtement dans ses conclusions, et être rattrapée par la réalité dans d'autres circonstances. Elle ne voulait pas céder sa vie pour cette inconnue que Hoarang aimait tant. Elle ne voulait pas céder sa vie. Parce qu'elle y tenait. Elle s'en était rendue compte il y a longtemps. Que même si elle n'était pas toute rose, elle restait belle. Et elle ne voulait pas la quitter. Elle laissait couler ses larmes, ne trouvant pas de solutions à son unique problème...

...jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Elle se tourna d'un coup d'un seul, gênée, et regarda de loin la nouvelle venue. Elle avait l'air à peine plus grande que Soo, avait les cheveux mi-longs et bruns, un visage harmonieux; enfin dans l'ensemble, plutôt pas mal. La jeune fille s'en rappelait très bien. Cette fille avait fait sensation pendant l'interview, grâce à sa tenue et son caractère. Le coeur de Soo Young se serra, battit plus fort. Une carrière.

« C'est fermé », lança-t-elle entre deux sanglots qu'elle essayait de masquer.


Dernière édition par Soo Young Lim le Lun 30 Mai - 16:57, édité 1 fois
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Song Ae Kim

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MessageSujet: Re: Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']   Sam 28 Mai - 12:47

Capuche enfoncée au maximum sur la tête, lunette noire sur le nez malgré le fait que la nuit était tombée depuis un bon moment, je flânais dans le grand bâtiment cherchant un moyen quelconque de m’occuper. Je n’étais pas pressée de regagner ma chambre, cet endroit bien trop grand pour une seule personne et le silence qui y régnait m’oppressait légèrement. Finalement, tout cela ne m’avançait guère sur mon programme de la soirée. Arrivant au tournant d'un couloir, les lumières de la salle d'entraînement attirèrent mon regard. Hum et je passais la soirée à m'entraîner là ? Cela ne me ferait pas de mal après tout. C’est donc d’un bon pas que je me dirigeai vers l’enceinte.

La salle n'était plus très loin, encore quelques mètres et j'y entrerai. Je pourrai enfin me détendre. Sauf que rien ne se déroula comme je le souhaitai. Alors que j'espérais être seule, je distinguai la lumière de la salle filtrer sous la porte et un bruit en sortir, certainement de la musique, non c'était même sur. De la musique ici ? Etrange. Curieuse de savoir qui pouvait bien se trouver là à une heure aussi avancée, j'entrebâillai la porte. J'aperçu rapidement la silhouette de la fille du Sept et m'apprêtai à la rejoindre, lorsque le cri que poussa la jeune femme et le bruit de couteau qui se plantait me stoppa net dans mon geste.

Non pas que j'aurai déprécié aller l'embêter un peu, mais il valait mieux ne pas rentrer dans la salle pour le moment et laisser la jeune fille se calmer, après tout je ne tiens pas vraiment à me prendre une bouteille ou tout autre objet dans la tête. Refermant la porte en silence, je me laissai glisser le long du mur, posant ma tête sur ce dernier avant de fermer les yeux et de réfléchir à ce que j'avais entr'aperçu. C'était bien la première fois que je voyais la tribut du Sept dans cet état.

La première fois que je l'avais vue, elle était souriante sur son charriot; la seconde fois, gamine et vivant au jour-le-jour pendant l'interview. Jamais je ne l'avais vue en rage comme cela. J'ignore pourquoi, mais en la regardant j'éprouve un certain malaise. Peut-être ne devrais-je pas me trouver là. Mais elle m'avait sûrement vue ou entendue, et je ne pouvais plus reculer. Puis, ça passerait ma soirée.

L'attente me sembla interminable, je trépignais d'impatience, je voulais débarquer dans cette pièce et demander ce qui rongeait la jeune femme à ce point, mais par pur respect envers elle, je préférais réprimer ma curiosité et attendre. Le son d'une nouvelle musique parvint à mes oreilles. Je me redressai, approchant avec hésitation de la porte. Ce n'était pas vraiment le moment d'être hésitante. Prenant une dernière bouffée d'air, j'ouvris la porte et jetai mon sac négligemment dans la salle avant d'avancer en fixant la tribut de mes prunelles noires, l'observant avec attention. Et elle m'observait aussi. Elle pleurait. Et me voilà de nouveau troublée...

« C'est fermé. »

Je fis fi de son commentaire, et fit mine de me désintéresser d'elle. Mais ne serait-ce pas injuste ? Alors, je fis la chose qui me paraissait la plus censée. Je m'approchai de la jeune fille en larmes adossée au mur, éteignis la musique et ne prit pas la peine de retirer le couteau du mur. Je la contemplai un peu mieux. Elle avait une veste blanche à manche courtes, et un tshirt court; elle devait avoir froid. Elle avait enfoui le visage dans ses mains, les larmes ruisselaient sur ses joues sans aucune imperfection de peau comme on en a tous eu. Je me mordis la lèvre. Elle me troublait profondément.

« Tu es sûre que tout va bien...? »

Quelle question idiote ! J'avais balbutié ça, à peine audible, comme une enfant apeurée. Mais qu'est-ce qui me prend au juste ? Une carrière de mon genre n'aurait pas pris peine d'aller voir cette fille. Je ne l'aurai pas fait non plus. Or, j'étais là, devant la tribut, à ne rien faire, profondément secouée. Un sentiment étrange me rongeait. Il faisait battre mon coeur trop rapidement, trop fortement. En sa présence, je me sentais...vulnérable. Et je ne pouvais pas me l'expliquer.

Je m'approchai de la chaîne qui diffusait de la musique que j'avais éteinte auparavant. J'appuyais sur la touche "open" et ôtais le disque. Je le remis dans la boîte posée à côté de la chaîne et refermait le tout. Sans musique, ce serait mieux. Pour l'instant du moins. Car ma compagne d'insomnie n'avait pas l'air d'apprécier le silence. Je réfléchis cinq minutes et sortit de ma poche un engin plus petit (allez savoir d'où je le tenais), et le lançai à la fille du Sept.

« Ca fera moins de bruit...ils dorment, là-haut. »

Pour ne pas dire "je ne veux pas qu'on vienne nous séparer, et puis te voir triste me fout mal"... Mais qu'est ce qui me prend, à la fin ? Pourquoi j'agis comme ça, pourquoi je suis gentille avec quelqu'un que j'aurai détesté il y a à peine quelques jours ? Je regardai de nouveau son visage fin noyé par les larmes. Une bouffée de peine m'envahit le coeur. J'aurai voulu lui dire "arrête de pleurer", mais ce qui sortir de ma bouche fut tout autre. Et j'en fus moi-même surprise. Je me mis à chanter.

C'était une chanson triste, que j'aimais particulièrement. Elle sortait d'elle-même de ma bouche, naturellement, comme je l'avais toujours fait quand j'étais seule. Mais je n'avais jamais chanté celle-ci, parce que les larmes me montaient aux yeux. Il en était de même aujourd'hui, or la jeune fille en ma compagnie avait besoin de réconfort, et non d'un poids suplémentaire. Alors je continuai ma chanson, sans savoir pourquoi, et sans sentir la fine goutte chaude qui dévalait ma joue.
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Soo Young Lim

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MessageSujet: Re: Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']   Sam 28 Mai - 19:57

Soo Young releva la tête pour voir que la jeune femme s'était avancée, hésitante. Soo Young l'avait remarquée les premiers jours, lors de l'interview. La fille du Un, Song Ae Kim, provocatrice, dangereuse, et, force est de l'admettre, d'une grande beauté. Elle avait l'air tout autre. Tellement différente. Mais la jeune fille ne s'y fia pas. Comment se fier à une carrière ?

Cette dernière s'approcha et lança à la jeune fille:

« Tu es sûre que tout va bien...? »

Ce à quoi Soo répondit par un hochement de tête affirmatif. Elle n'avait pas envie de s'étendre sur le sujet, et puis il n'y avait pas grand-chose à dire, à part que, tout comme la carrière et 21 autres tributs, elle allait mourir. D'autant plus que la carrière s'en fichait, alors à quoi bon ?

C'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce que la carrière en question s'approche de Soo et se dirige vers le poste de musique pour l'éteindre, sortir le CD à l'intérieur, le ranger très soigneusement. Qu'est-ce qu'elle fabrique à la fin !? Soo s'aperçut que les mains de la jeune femme tremblaient légèrement. Elle haussa un sourcil, dubitative.

Song Ae (car il était maintenant sûr que c'était son nom) se tourna vers elle et lui lança un objet très fin en déclarant simplement:

« Ca fera moins de bruit...ils dorment, là-haut. »

Quelle bonne comédienne. Soo lui aurait décerné un 18 et aurait adoré cette actrice si elle ne pouvait pas également être actrice de sa mort. Elle aurait voulu lui demander à quoi elle jouait. Mais les sanglots lui nouaient encore la gorge. Alors elle murmura simplement "merci", et fourra l'objet dans la poche de sa veste sans plus de cérémonie.

La carrière était toujours en face de la jeune fille. Soo la vit ouvrir la bouche comme pour parler, mais le son resta bloqué. C'est là où Soo Young fut profondément surprise. Là où son regard sur les autres changea littéralement.

Car Song Ae, d'une voix claire et grave, ses yeux néanmoins baignés de larmes, se mit à chanter. Et ce qu'elle chantait, Soo Young avait l'impression de l'avoir toujours connu. Pourtant... Puis, la jeune fille, n'ayant plus que les yeux humides, fit place à une expression d'émerveillement. Elle sortit son grand sourire innocent et gamin, et oubliant sa peine et ses peurs vis-à-vis de la carrière, lança à cette dernière:

« Tu la connais en entier ? »

Elle se retint de se lever et de sauter littéralement sur place d'énervement et d'émerveillement. La voix de la carrière était...magnifique. Et vous vous doutez que, la passion de Soo Young étant la musique, elle s'y connaissait.

Song Ae pleurait. Une carrière pleurait. Une tueuse pleurait. Une victime pleurait. Tout ça importait peu maintenant. Une humaine pleurait. C'était suffisant pour Soo Young. Cette carrière-là avait une humanité, du moins plus que les autres. Cela poussa sa curiosité.

Elle se leva alors, s'approcha de la carrière, s'immobilisa à un mètre d'elle. Comment la réconforter ? Elle n'était pas très forte pour ce genre de choses. Elle chercha une aide du regard. Puis elle sut comment faire.

« Au district Sept, il y a des forêts. Par centaines... »

Son ton était rêveur, lointain. Elle se douta de l'absurdité que prendraient ses paroles dans la tête de la jeune femme. Mais elle poursuivit.

« ...dont 99% sont exploitées. Mais j'ai trouvé un endroit secret, où personne ne me dérange. C'est ce que j'appelle la liberté, pas toi ? »

Comme elle devait être risible à ce moment-là. Mais elle ne se laissa pas déstabiliser, et poursuivit, toujours très calmement, les yeux désormais secs et perdus dans le vide.

« Ma famille n'était pas des meilleures. Mon père était le maire, et était toujours absent. Ma mère se pensait reine d'une monarchie de droit divin. Mon frère était la petite réussite. Et moi, j'étais le vilain petit canard. Mais je suis sûre qu'il y a pire... »

Laissant son récit inachevé, elle regarda la carrière avec un air interrogateur. Elle se doutait que quelque chose n'allait pas chez elle. Elle était particulièrement belle, et n'avait pas l'air si méchante. Quelqu'un se serait présenté à sa place. Si elle avait remplacé quelqu'un, c'était pour le sauver. Ou pour fuire une situation horrible.

Soo Young penchait pour la fuite. Song Ae avait l'air de ce genre de personnes qui se construisent une carapace béton et ne laissent personne y entrer. La preuve, malgré ses allures provocantes et ses réponses piquantes à l'interview, elle avait laissé entrevoir une larme à une future ennemie.

Sauf qu'elles n'étaient pas des ennemies. Elles étaient des humaines condamnées à mourir. Soo Young n'en savait rien, en fait, mais elle s'en doutait, plutôt. Elle voulait y croire. Quelqu'un capable de chanter une si belle musique tout en pleurant n'est pas si méchant et invulnérable qu'il ne le laisse penser.

Alors la jeune fille accorda momentanément sa confiance à la jeune carrière, lui donnant la possibilité de livrer ce qu'elle avait sur le coeur. Ca fait toujours du bien, pas vrai ? Et le dire à des inconnus, c'est encore mieux.
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Song Ae Kim

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MessageSujet: Re: Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']   Lun 30 Mai - 16:26

La jeune fille n'avait pas l'air très loquace. Bon ! Comme ça on est deux. Mais peut-être préfererait-elle être seule. Lorsque je refermai la bouche, que je me tus, un grand silence s'installa. Puis le visage de la tribut changea du tout au tout. Elle me fit un grand sourire enfantin, ses yeux se mirent à briller, non de larmes, mais d'émerveillement; et elle me lança:

« Tu la connais en entier ? »

Je souris malgré les larmes. Je hochai la tête, et me mordit la lèvre. Qu'est-ce que je fais !? Je dévoile mes faiblesses à une potentielle adversaire, je lui chante même une musique, puis pourquoi pas lui raconter mes problèmes, aussi ? Qu'est-ce qui m'appelle chez elle pour que je sois différente d'avec les autres tributs ? J'aurai laissé ici n'importe quel autre tribut qui pleurait, j'aurai même laissé un pendu sans ciller. Alors pourquoi elle ?

Que faire à présent ? Pas question que je me remette à chanter ou à pleurer. M'enfuir en courant aurait été une option assez idéale. Sauf que je ne voulais pas paraître faible à cette tribut, bien que ce soit un peu tard maintenant, pas vrai ? La jeune fille se releva et s'approcha de moi, à tout au plus un mètre. Elle regardait un peu partout, évitant toujours mon regard tandis que je l'évitais également. Vive le malaise.

« Au district Sept, il y a des forêts. Par centaines... »

Gné ? Qu'est-ce qu'elle compte me sortir, là ? Elle va quand même pas raconter sa vie, si !? Elle avait l'air bien partie pour, en fait. Mais j'attendais qu'elle poursuive, car à son ton lointain et à son visage souriant, on pouvait deviner qu'elle n'avait pas terminé. Quelle serait la suite ? "On pouvait manger des glaces tout en admirant les grands palmiers chimiques plantés dans le coin du district ?" Et bien, non.

« ...dont 99% sont exploitées. Mais j'ai trouvé un endroit secret, où personne ne me dérange. C'est ce que j'appelle la liberté, pas toi ? »

Non, mais il faut reconnaître que je n'étais pas loin. La liberté... J'avais le sentiment de l'avoir connue. Mais quelle était-elle vraiment ? Pour la jeune tribut, c'était un sentiment de paix et de solitude. Pour moi c'était qu'on ne me soumette pas, qu'on me laisse vivre comme je l'entendais. Peut-être n'a-t-elle pas tout à fait tort, après tout. Je n'avais jamais cherché la solitude, elle m'avait cherchée toute seule; quant à la paix, elle comme qui dirait me fuyait.

« Ma famille n'était pas des meilleures. Mon père était le maire, et était toujours absent. Ma mère se pensait reine d'une monarchie de droit divin. Mon frère était la petite réussite. Et moi, j'étais le vilain petit canard. Mais je suis sûre qu'il y a pire... »

Qu'est-ce qu'elle cherche, à la fin ? Elle me parle de son passé, et moi je suis là, à l'écouter, sagement. Mais il est évident que cette phrase-là attendait une réponse. Devrais-je lui en parler ? Cette question me fit hésiter quelque secondes, mais sans vraiment réfléchir, sans penser aux conséquences, je déballai tout, vidai mon coeur à cette inconnue qui m'avait paru tellement différente des autres.

« Dans le district Un, on a pas les mêmes problèmes que vous, ça ne signifie pas qu'on n'en a pas. Mon enfance s'est déroulée dans la haine des autres. Rejetée par mes camarades, battue par mon père. A la maison on me frappait sans retenue, à l'école il en allait de même. Je n'avais du répit pour pleurer que le soir dans ma chambre. J'ai grandi, et mon père a commencé à...à faire des choses plus horribles encore. J'aurai pu être mère, tu sais...Enfanter de son propre géniteur, qu'y a-t-il de pire ? »

Les larmes coulaient à flot sur mon visage, j'avais l'impression de me noyer. La rage était le sentiment qui primait dans mon esprit, néanmoins; mais il ne fallait pas me laisser envahir par ces sentiments. Il fallait que je trouve la force de poursuivre. Allez savoir pourquoi, j'avais envie que cette fille entende mon histoire. Sa réaction serait ce qu'elle serait, mais il fallait que tout sorte. Voilà trop longtemps que je retenais ce cauchemar en moi.

« Les années ont passé, et je suis devenue une vraie garce. J'ai voulu leur faire payer le mal que j'avais enduré... Je ne songeais pas à les pardonner et je n'y songe toujours pas. Ca peut paraître cruel ce que je leur ai fait, mais je ne peux pas dire que je regrette... »

C'était la première fois de ma vie que j'étais honnête sur ce sujet-là. Avec moi-même et avec les autres. Je me livrais littéralement. Peut-être mon aise à parler de ça était dûe au fait que je ne connais pas Soo et que, de toute façons, je n'ai plus rien à perdre. Ou alors, elle est si particulière que je peux lui dire n'importe quoi. Je me sens bizarre, d'un coup. Je tremble et transpire, mon coeur accélère sans raisons. Et ça rien que quand je regarde la jeune fille, qui me fixe elle aussi avec attention, si bien qu'un pli soucieux naît sur son front. Je souris.

« Je m'appelle Song Ae Kim. Je suis ici pour m'évader de ma prison, et pour ne pas y retourner. Et je suppose que malgré tout, on n'est pas si différentes que ça, toi et moi. »

Toi et moi...pourquoi ça sonnait si doux, dans ma tête ? Pourquoi j'éprouvais un sentiment de légèreté, de bien-être maintenant que je m'étais confiée à elle ? J'ignorais tout ça...Je ne savais pas comment m'y prendre maintenant, malgré mon soulagement, malgré le poids en moins sur mes épaules, je me sentais tellement gênée d'être en sa présence.

Quelque chose me revint d'un coup en tête. Je l'avais vue...à la salle à manger. Elle était dans les bras d'un grand noir, un ami de Misha il me semble. Son petit-ami ? Etait-il la raison de ces larmes ? Quoiqu'il en soit il faudra que j'aille parler à ce mec. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne l'aime déjà pas beaucoup.

J'ai l'impression qu'il manque quelque chose, d'un coup. De la musique, du réconfort ? Non, ce n'est pas de ces catégories. C'est autre chose, un mot que je n'ai jamais eu l'occasion de prononcer chez moi et que je n'ai pas envie de prononcer ici. C'est un peu une sorte de first time, alors je prends tout mon temps pour sortir ce tout petit mot, et y adapter mon ton.

« Mer....Merci, Soo Young. »

D'où je sors son prénom ? Je n'en ai aucune idée. Il était là, quelque part dans mon inconscient, tout comme cette tenue le soir de l'interview. Me remémorant ce soir, j'eus un pincement dans le coeur. Qui me poussa à détailler de nouveau son visage. Harmonieux, innocent, c'est à peine si elle fait son âge. Elle a l'air tellement pure. Malgré ce qu'elle m'a dit sur elle, je ne peux m'empêcher de la voir comme une enfant sage. La réponse s'impose d'elle-même; elle est magnifique.
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Soo Young Lim

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MessageSujet: Re: Compagne..d'insomnie ? [PV. Song']   Lun 30 Mai - 19:25

Soo Young avait compté réconforter la carrière, et non la faire pleurer encore plus. Chiotte alors, ça la faisait vraiment *KIWI* quand quelqu'un pleurait à cause d'elle. Elle se retint de s'excuser platement et de se barrer en courant, car elle sentait que la jeune femme allait parler, pour la rembarrer sans doutes. Pourquoi elle perdrait son temps à parler psy à Soo ? Comme si ça l'intéressait.

« Dans le district Un, on a pas les mêmes problèmes que vous, ça ne signifie pas qu'on n'en a pas. Mon enfance s'est déroulée dans la haine des autres. Rejetée par mes camarades, battue par mon père. A la maison on me frappait sans retenue, à l'école il en allait de même. Je n'avais du répit pour pleurer que le soir dans ma chambre. J'ai grandi, et mon père a commencé à...à faire des choses plus horribles encore. J'aurai pu être mère, tu sais...Enfanter de son propre géniteur, qu'y a-t-il de pire ? »

La jeune fille se mordit la lèvre inférieure. Qu'était-elle censée faire ? A part répondre comme elle venait de le faire, "oh mon dieu", en se plaquant les mains contre la bouche ? Elle cessa tout de suite son geste et, suivant toujours la carrière des yeux, acquiesça pour lui faire signe de continuer. Il était clair qu'elle n'avait pas terminé. N'empêche, comme c'était étonnant, qu'elle se confie comme cela. Soo Young aurait cru qu'elle mentait si elle ne pleurait pas. Et son expression avait l'air trop vraie pour être fausse, enfin vous comprenez.

« Les années ont passé, et je suis devenue une vraie garce. J'ai voulu leur faire payer le mal que j'avais enduré... Je ne songeais pas à les pardonner et je n'y songe toujours pas. Ca peut paraître cruel ce que je leur ai fait, mais je ne peux pas dire que je regrette... »

Ca, en temps normal, tout le monde l'aurait compris, sauf la personne concernée. Pourtant elle le disait, et elle en semblait elle-même surprise. Soo pouvait comprendre les sentiments de la jeune femme. Elle non plus n'aurait pas pu pardonner. Certes, elle était un peu rancunière, mais comme tout le monde dans ces cas là, non ? Elle pensait que si. Depuis le début, la "méchanceté" de la carrière était la faute des autres. Soo Young éprouva le besoin de la serrer dans ses bras, mais elle n'en fit rien. Elle la comprenait mieux que jamais.

« Je m'appelle Song Ae Kim. Je suis ici pour m'évader de ma prison, et pour ne pas y retourner. Et je suppose que malgré tout, on n'est pas si différentes que ça, toi et moi. »

Elle avait raison sur un point. Elles n'étaient pas tellement différentes. Malgré les raisons de leur présence ici, elles savaient toutes les deux qu'elles n'avaient aucune chance. Soo Young la fixa droit dans les yeux, ce qui la gêna légèrement, mais elle ne détourna pas son regard pour autant. Etrangement, à la pensée que cette fille allait mourir dans l'arène, simplement pour échapper à son district, elle eut un nouveau pincement au coeur. Et son "merci", qui avait l'air d'un mot nouveau pour elle, la toucha au plus profond d'elle-même.

Alors, elle se rapprocha de la carrière, à quelques centimètres seulement. Tiens, flashback. Ca lui rappelait Hoarang. Sauf que cette fois, ça n'avait rien de fraternel. C'était une sensation plutôt étrange... Que faire, là maintenant ? Se reculer aurait été certainement une bonne réponse. Mais son corps ne voulait plus lui obéir. Alors elle approcha doucement ses lèvres de celles de son interlocutrice, et se stoppa à moins d'un centimètre.

« Et moi, je m'appelle Soo Young Lim, et même si je ne peux que nier tes raisons d'être ici, je les comprends... »

Elle baissa les yeux vers les lèvres de la jeune femme. A cette vue, elle eut envie de s'approcher encore plus. Mais elle résista, se faisant violence pour ne pas faire quelque chose de déplacé, si tenté qu'il ne soit pas déjà trop tard. Elle n'avait pas envie de se faire repousser, à vrai dire, la compagnie de la carrière était agréable. Elle hésita à reculer, mais, comme Hoarang, elle voulait attendre de voir la réaction de la jeune femme avant de faire quoi que ce soit d'autre.

La jeune fille pensa à quelque chose, de nouveau. Pourquoi la carrière décidait-elle de se livrer, ici, aujourd'hui, à Soo Young, et pas à un autre carrière, quelqu'un qu'elle apprécierait, plutôt qu'une simple fille du Sept ? Pourquoi se livrait-elle, tout bêtement ? Elle devait avoir caché tout ceci à tout le monde depuis une dizaine d'années. Puis la réponse lui vint comme une évidence. Elle n'avait plus rien à perdre.

« C'est à moi de te remercier. »

C'était à elle de la remercier pour lui avoir fait confiance. De ses lèvres, elle avait effleurés celles de son interlocutrice, et ce contact soudain lui fit un choc électrique, son coeur s'accélera brutalement, ses yeux se remplirent d'étoiles, elle voyait flou. Sa respiration s'accélera aussi, m'enfin ça c'était logique. Ce qui n'était pas logique, c'était ces réactions. Pourquoi agissait-elle comme ça ? Etait-ce le fait de toucher pardon, d'effleurer des lèvres féminines qui la faisait se sentir tellement gênée ?

En présence d'une fille elle n'avait jamais songé à cela. C'est à dire, qu'avoir un contact avec ses lèvres puisse être si éprouvant. Elle avait souvent embrassé filles comme garçons comptant parmi ses amis, et c'était resté un geste purement amical. Il n'y avait jamais eu de sentiments, mais aujourd'hui, c'était différent. Que se passait-il en elle ? Pourquoi elle sentait ce fourmillement dans sa poitrine, cette chaleur dans son corps ?

Qu'importe, elle y réfléchirait plus tard. Là, il fallait juste reprendre le contrôle et se reculer. Ce qu'elle fit, d'ailleurs à regret. Elle aurait voulu que ce moment dure, mais la carrière l'aurait sans doutes tuée avant. Elle s'écarta donc doucement, ne parvenant pas à détacher son regard de Song Ae, malgré tout son gêne et sa soudaine timidité. Elle ne parvint pas à parler, il lui fallut attendre plusieurs secondes avant qu'un son veuille sortir de sa bouche.

« Dé...Désolée », souffla-t-elle, pour le coup totalement honteuse.

Mais qu'est-ce qui lui arrive ? Elle avait l'impression de devenir une autre, et ça ne lui déplaisait pas. Bien au contraire.
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