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 Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]

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Misha Evans

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MessageSujet: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 23 Avr - 12:01

Finalement, c'est moi qui ait pris les devants. Voyant qu'il préférait me laisser passer devant, j'ai jeté un coup d’œil derrière-moi. Personne ne s'occupait de nous et cela me plaisait. Je suis donc passée devant lui en lui intimant d'un signe de tête de me suivre. C'est étrange, je trouve, pour une fille, de prendre les initiatives. Chez moi, c'est les femmes au ménage et les hommes au boulot. Enfin, surtout avec mon idiot de père. Je suis sûre que tous les hommes ne sont pas comme ça. Mais malheureusement, je ne le saurais jamais. Je n'aurais jamais de mari, pas d'enfants, pas de famille. Non, parce que je vais mourir cette année. C'est chouette, comme prévision d'avenir, je trouve. N'ayez crainte, je suis ironique. De toute façon, je ne crois pas avoir le caractère pouvant me laisser vivre avec une autre personne vingt-quatre heures sur vingts-quatre. Ou alors, il faudrait vraiment que j'en sois amoureuse. Amoureuse, haha. Quelle blague. Je n'crois pas beaucoup à l'amour. Peut-être parce que j'en ai rarement vu de vrai au Douze. Et puis aussi parce que je n'y ai jamais goûté. Bref, c'est pas demain que ça va m'arriver de toute façon.

En silence, j'entre alors dans la salle à manger. C'est bruyant, tout le monde est très agité ces derniers jours. Je soupire doucement. Le bruit m'insupporte. Je jette un oeil à Hoarang pour voir s'il me suit toujours puis m'engouffre donc dans le self service. Des tributs se retournent et me dévisagent. Je leur répond d'un regard farouche et solitaire ; qu'ils me laissent tranquille. Je vais me chercher un plateau, y met quelques trucs dessus, et n'oublie pas d'y ajouter quelques fruits. Je pars m'installer à une table où il n'y a qu'un seul tribut. Celui-ci me dévisage un moment puis finit par quitter la table. Je fais fuir maintenant, magnifique. Je soupire et pose mon plateau sur la table. Je m'assois à une place. La table est maintenant vide. Je pose mon regard sur Hoarang, attendant qu'il vienne s'asseoir aussi.

( Désolée c'est court ^^ )
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Hoarang Undersnow

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 23 Avr - 17:06

Elle a accepté ma proposition. J’ai peut être une chance. NON ET NON, il faut pas. Juste la connaitre un peu pour qu’au moment de mourir je pense à elle. Déjà elle a bien voulu m’accompagner c’est beaucoup. Il ne faut pas que je rate cette occasion pour en apprendre sur elle et parler du district. Le district….. Qu’est ce qu’ils sont tous en train de faire en ce moment. Sont-ils encore vie. Même si j’aimerais que certains meurent, je ne peux m’empêcher à penser à tous ceux qui sont restés là-bas alors que nous nous allons manger.

On quitte la salle d’entrainement direction la salle à manger. J’ai vu dans notre district que les hommes laissaient d’abords passer les femmes. Je ne sais pas pourquoi ils font ça mais je vais le faire aussi. Peut-être qui Misha le sais elle. Mais apparemment non. Tant pis.

On arrive devant la salle à manger. Msiha me regarde pour voir si je suivais toujours. Comme si j’allais partir ailleurs et que j’allais la laisser toute seule. Je la laisse renté la première et un brouhaha nous casse les oreilles. Personne ne fait attention à nous. On se dirige tout les deux vers le comptoir en prenant un plateau et je la vois qui ne prend pas beaucoup de nourriture mais ajoute pas mal de fruits et du pain. A-t-elle honte de prendre à manger alors que tout le monde a faim dans notre district ? Ou c’est peut être un acte de rébellion ? Ou tout simplement elle n’aime pas la nourriture d’ici car elle n’y est pas habituée ? Moi au contraire je prends plein de plats car je meurs de faim. Ma grande taille et mes muscles m’obligent à manger beaucoup comparer à Misha. Je me sens honteux de voir que j’ai au moins le triple de nourriture par rapport à elle.

« Toutes les tables sont prise… »

Elle s’avance alors vers une table bien située où il n’y avait qu’un seul tribut. Elle le fixe un petit moment et l’inconnu prend son plateau et part le rangé pour disparaitre de notre vue. On pose son plateau où l’étranger était placé. Je pose le mien juste en face d’elle. Comment a-t-elle pour le faire partir sans rien dire. Elle qui a un si beau visage. Elle qui n’a pas l’air méchante. Je la regarde droit dans les yeux et sens mon cœur qui s’emballe. Malgré ma volonté à ne pas vouloir l’aimer, je ne peux m’empêcher de faire battre mon cœur à toute vitesse. Je me sentais heureux, heureux comme pas possible.

C’est la première fois que je tombe amoureux d’une fille. En même temps c’est la seul fille avec qui j’ai discuté. Sa beauté était époustouflante, j’étais aux anges. J’aurais aimé tirer d’elle un sourire que je puisse voir à quoi ça ressemble. Ces yeux, par ses changements de couleurs, étaient si mystérieux, son visage d’un teint parfait me faisait succomber.
Je souriant sans aucune raison valable, je lui demande :

« Comment tu faisais pour vivre dans le district douze ? Enfin je veux dire vivre avec le contraste de ta beauté naturel et celui de ton caractère ?»

Lui souriant toujours, j’attends impatiemment sa réponse. J’ai complètement oublié ce qui est devant moi, c'est-à-dire, mon plateau avec toute la nourriture dessus pour l’écouter parler. Ma faim avait disparu, tout ce qui comptais à présent c’était elle, toute son histoire, son passé, ce qu’elle ressent en ce moment dans le présent et son futur. Enfin futur, il faut vite le dire puisse qu’il n’y a pas beaucoup d’option, soi mourir dans d’atroce condition, soi continuer à vivre être riche mais être hanté par ses jeux jusqu’à la fin de ses jours.


Dernière édition par Hoarang Undersnow le Sam 23 Avr - 19:44, édité 2 fois
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Misha Evans

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 23 Avr - 18:31

Bien sûr, que toutes les tables sont prises. Mais bon, comme l'autre tribut s'en est allé, nous avons la table pour nous tout seuls. Tant mieux. Je ne veux pas de compagnie aujourd'hui. Associable, hein ? Pas vraiment. Juste que je préfère la solitude a de la mauvaise compagnie. Comment je sais que ces gens sont de la mauvaise compagnie ? Parce qu'ils auront tous pour prochain but de me tuer. Allons nous entretuer, youhou, quel projet ! C'est lamentable. Le seul dont je supporte la présence est bien Hoarang, parce que nous venons du même endroit. Point. Bon, je supporte aussi Nathan, parce que ce n'est pas un carrière et que sa compagnie est divertissante. Cela s'arrête là. Je n'espère pas me mettre à connaître tout le monde ici. Sinon, ce sera plus dur de les tuer ensuite. Si je suis capable de tuer quelqu'un ? Bien sûr. Je n'en doute pas une seule seconde. Pas Hoarang, je n'y arriverais pas. Je ne pourrais pas rentrer chez moi - dans l'hypothèse où je gagnerais - en sachant que j'ai tué l'un des nôtres. Mais tuer n'est pas un problème. Une bête ou un homme, quelle différence ? Aucune. Seulement, j'ai un avantage : les autres ne me croient pas capable de tuer. Je le sais. Hoarang m'a suivit, et pose son plateau aussi. La différence entre nos deux plateaux, face à face, est critique. Le sien fait le triple du mien. Mais qu'il mange, qu'il mange. Il tiendra plus longtemps dans l'arène, pas vrai ? C'est un refus personnel, je n'oblige personne à ne rien avaler non plus. Sinon, on crèverait tous bien plus vite. Et pour le Capitole, ça serait bien moins drôle, tu parles.

Je relève mes yeux vers le tribut du Douze. Il m'observe. Il n'a pas commencé à manger, et... m'observe. Je décèle une lueur étrange dans son regard. Je soutiens son regard de mes prunelles impétueuses. Farouches. Je suis difficile à cerner, ouais, je sais. Il est étrange avec moi. Comme s'il... non. Impossible. Je chasse cette idée de ma tête et me promets de ne plus avoir cette hypothèse. Elle serait trop dangereuse pour lui. Oui, pour moi aussi, mais surtout pour lui. Parce qu'il me défendrait dans l'arène, il refuserait de me tuer. Et je fais quoi, moi, si je me retrouve face à lui ? Je ne pense plus à tout ça. Je détourne mon regard du sien après plusieurs minutes passée à nous observer dans le blanc de l’œil. J'attrape ma pomme et commence à croquer dedans. Je savoure chaque bouchée. Nous avons des pommes, chez nous. Mais les pommiers sont un peu à l'est du Pré, et j'évite de m'y risquer. Mais parfois, quelques fois, je m'y risque pour faire plaisir à mon frère, qui adore ces fruits juteux et consistants pourtant. Moi aussi j'aime beaucoup les pommes. En fait, j'adore les fruits en général. Mais dans le Douze, on a rarement l'occasion de bouffer des bruits. On avale généralement poussière, racines, et feuilles bouillies.

« - Comment tu faisais pour vivre dans le district douze ? Enfin je veux dire avec le contraste de ta beauté naturelle et celui de ton caractère ? »

Plusieurs réactions suite à sa question. Déjà - je ne sais pas à ce moment-là que son rêve le plus cher est de me voir sourire - un sourire se dessine sur mes lèvres. Oui, oui, un vrai sourire. Ma mère disait que je ressemblais à un ange, réellement, quand je souriais ainsi. Un vrai sourire ? Oui, car au fond, cela me touche. C'est la deuxième fois qu'on me complimente ainsi, et je suis pourtant dure à flatter. Mais je souris. Mais ensuite, je réfléchis un peu à sa question. Comment ça, mon caractère ? Oui, je sais, je ne suis pas facile à vivre. Bon d'accord, je suis même difficile à supporter. Mais quand même. C'est quoi cette histoire de contraste ? Je sais que je ne mérite pas du tout mon surnom de Gueule d'Ange mais quelque part, cela me blesse. Je n'en montre rien, bien entendu. Ne jamais rien montrer. Jamais. Ici, en tout cas, personne ne verra rien de plus de moi. Mon sourire finit par s'estomper tandis que je relève les yeux vers lui, l'observant, ma pomme dans une main, jouant avec mon couteau dans l'autre. Je lui réponds d'une façon calme et tout à fait naturelle, comme si je n'y avais pas vu le compliment voilé :

« - On fait avec. Peu à peu, les gens apprennent que les apparences sont trompeuses. Et puis, je n'ai rien choisis. Ni ma "beauté naturelle", comme tu dis, ni d'être née dans le Douze. Donc 'faut bien faire avec, pas vrai ? »

Franche, directe. J'espère qu'il ne me prend pas pour une fille brutale. Je suis juste naturelle. Et simple. Je dis les choses telles que je les pense. Enfin, le plus souvent, cela s'entend. Je me remets à manger ma pomme sans détacher mon regard de lui, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 23 Avr - 20:53

Un sourire incroyable. Un vrai sourire. J’étais au paradis. Se sourire était un franc sourire. Mon cœur se soulève d’un coup et je commence presque à trembler. Mon sourire à moi s'agrandit au maximum jusqu’à ce que le mal me face revenir à mon état normal. J’incruste cette image d’elle jusqu’au plus profond de moi et je la ressortirai lorsque je rendrai mon dernier souffle. Je sais que je n’obtiendrai pas beaucoup d’autre sourire que celui-ci. J’aimerai tellement que cet instant soi éternel. Nos yeux plongé l’un dans l’autre, on se sourit, on oublie le reste du monde.

* J’aimerais qu’on soit chez nous,
Qu’on soit tous les deux rassemblés,
Avec une petite brise d’été,
Ou alors qu’on soit loin de tout,
Tant que je peux veiller sur elle,
Et l’apprécier tant elle est belle.*

Ce petit poème me vient tout d’un coup et j’espère pouvoir le placé quelque part avant que je ne meurs. Je n'arrête pas de me le répéter sans cesse jusqu’à ce qu’elle prenne la parole :

« - On fait avec. Peu à peu, les gens apprennent que les apparences sont trompeuses. Et puis, je n'ai rien choisis. Ni ma "beauté naturelle", comme tu dis, ni d'être née dans le Douze. Donc 'faut bien faire avec, pas vrai ? »

Cherchant pourquoi elle me dit ça, je me souviens après quelques instants de dures recherches que je lui avais demandé comment elle faisait pour vivre dans le district douze avec son contraste entre physique et caractère. Elle me répond d’une voix assez sèche mais franche en même temps. Je la trouve un peu trop direct mais c’est son caractère qui fait ça. Les gens apprennent que les apparences sont trompeuses….

Elle a pas totalement tort, moi par exemple malgré que je soi un gros tas de muscles, à l’intérieur je ne suis qu’une âme sensible. Mon idée de vengeance a fait de moi une machine à tuer alors que mon esprit n’a pas eu le temps de suivre le mouvement. Mais en même temps qu’est ce que je serais devenu ??? Un carrière… Un mec qui aime broyer de la chair? Non, heureusement, je ne suis pas comme ça.

Qu’est ce qu’elle entend qu’elle n’a pas choisi d’être né dans le douze ? Elle trouve que c’est un district pourri ? C’est vrai que ce n’est pas la belle vie mais les gens là-bas sont les meilleures personnes de toute la terre. Toujours prêt à s’entraider, à se porté volontaire. Même les pacificateurs sont cool et indulgent avec le peuple du district douze. Et puis si elle n’était pas du douze, on ne se serait surement jamais rencontré… Ne pas faire connaissance avec une aussi jolie tribut… Cette idée me fait reprendre mes esprit et je continue à la questionné :

« Et est ce que tu a de la famille qui t’attend au district ? Moi j’ai personne si tu veux savoir. NI père, ni mère, aucuns frères, aucunes sœurs, personne qui est sensible d’être mon ami. Je suis seul. Personne n’attend désespérément mon retour. Personne me connait. Alors que j meurt ou non, ça n’a pas d’importance. Je peux mourir abattu au bain de sang, ou alors chez moi par cause de faim, personne ne verrait la différence. Personne me soutient. Je n’ai aucune raison de gagner ses foutus jeux de merde…

Je sens la colère monté au fond de moi. Ses jeux nous rendent tous à cran et la moindre parole déplacée peut nous faire craquer. J’ai envi de me monter sur la table, de crier du plus fort que je peux tous casser dans ce maudit centre et d’enrôler les autres dans ma crise. Que tout le monde ici se déchaine. Mais au lieu de ça je respire fort les yeux rivés sur ma bouf, le point serré. Je lève les yeux vers Misha qui n’a pas du tout comprendre de la situation et je me calme et repensant qu’elle n’a pas à subir tout ça.
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Misha Evans

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 23 Avr - 22:05

Je vois que mes mots le font réfléchir. C'était le but, après-tout. J'en profite pour détourner mon regard. Non, je n'aime pas l'idée d'être née dans le Douze. Parce que... parce que c'est la misère. On a beau s'entraider, on se serre les coudes dans le venin que le Capitole a fait coulé sur nos terres. Nous sommes les derniers de la liste, les plus bas sur l'échelle. Nous sommes les proies de la chaîne alimentaires ; derrière-nous, il n'y a personne à manger. Nous sommes les soumis, ceux qui risquent le plus de rejoindre le District Treize. Ceux qui vivent dans la peur et l'ombre. Ceux qui ne se montrent pas, qui passent leur vie à se cacher. Dire que dans d'autres districts, il est libre de se balader simplement. Chez nous aussi, mais les gens ont tellement peur des autres que tout le monde se méfie des autres. Si Hoarang a connu une quelconque once de bonheur dans le Douze, qu'il a connu l'entraide et l'amitié, tant mieux pour lui, mais ce n'est pas mon cas. Je n'ai toujours connu que la peur, la fuite, le secret. Vivre dans le noir, sans se montrer. Les créatures des bas fonds. On ne vit pas, on survit. On n'est même pas autorisé à vivre simplement. Si l'on veut manger, bam, votre nom est inscrit une fois de plus sur cette fichue liste. A quoi bon devenir parent pour risquer voir son enfant partir à la mort ? Rien. Rien ne vaut tout ça. Je suis fière quand même de venir du Douze ; si l'on en dit du mal, je le défendrais bec et ongle. Ce n'est pas pour cela que je l'aime. La poussière, le charbon, quoi de plus rabaissant ? La misère. « Le District Douze, on y meurt de faim en toute sécurité. » disait ma mère (cf. HG 1 ^^). Si Hoarang n'a pas connu tout ça, tant mieux pour lui. Non non, j'en suis réellement contente pour lui. On a tous le droit d'avoir connu le bonheur. Moi, j'ai trop souvent vu des cadavres sur le bord d'un chemin. Caché, dans l'ombre d'un mur en ruine. On vit dans l'ombre, on meurt dans l'ombre. Génial, le district Douze. On n'est à la lumière qu'une seule fois : si l'on est tiré pour les Jeux. Personnellement, je préférais la pénombre.

« -
Et est ce que tu a de la famille qui t’attend au district ? Moi j’ai personne si tu veux savoir. NI père, ni mère, aucuns frères, aucunes sœurs, personne qui est sensible d’être mon ami. Je suis seul. Personne n’attend désespérément mon retour. Personne me connait. Alors que j meurt ou non, ça n’a pas d’importance. Je peux mourir abattu au bain de sang, ou alors chez moi par cause de faim, personne ne verrait la différence. Personne me soutient. Je n’ai aucune raison de gagner ses foutus jeux de merde. »

A-t-il répondu lui-même à sa question parce qu'il avait peur que je ne la lui retourne pas ? C'est vrai. Je ne lui aurais peut-être pas demandé si lui, il avait quelqu'un. Peut-être par jalousie de savoir que peut-être, il avait une famille qui le soutenait avec chaleur. Je ne sais pas vraiment comment réagir quand il m'avoue n'en avoir aucune. Encore un orphelin ? Mais où a-t-il donc pu être heureux dans le Douze ? Ce n'est certainement pas dans l'obscurité de sa maison où il grandissait seul, ou dans les rues désertes qu'il a pu trouver compagnie. Moi, mon seul bonheur a été ma mère, et mon petit frère. Cela s'arrête là. De toute façon, ma mère n'est même plus là pour regarder la télé, et c'est tant mieux. Mais je sais que mon père veillera à ce que Michaël me regarde mourir à l'écran. Il n'y manquerait pas.

« - Je n'ai que mon jeune frère. Ma mère est morte quand j'avais six ans. J'ai bien un père, mais c'est un monstre, je ne le considère pas comme "de la famille qui m'attends au district". Il espère plutôt que je ne revienne jamais. Au moins, personne ne se mettra plus en travers de ses envies de frapper et de mon frère. Je recevais les coups à sa place, mais je m'en fichais, tant qu'il n'y touchait pas. Ma seule crainte en venant ici est qu'il le touche. »

La colère fait vibrer ma voix que je peine à garder calme. Comment pourrais-je en vouloir à Hoarang d'avoir envie de tout foutre en l'air, de se rebeller, de se mettre à crier, quand j'ai moi-même du mal à me contenir ? Cela serait bien cruel de ma part que de le blâmer d'être en colère. Moi aussi j'ai envie de tout jeter en l'air. D'envoyer valser la table, de sortir d'ici pour hurler au ciel à quel point le monde est injuste. En quoi envoyer des gamins à la mort contiendra-t-il des peuples ? Cela n'arrangera rien. Je serre les dents. Il ne faut pas que j'explose. Sinon, je serais bonne pour en tuer quelques-uns ici. Pas des tributs, mais ces sales Pacificateurs qui nous observent comme des bêtes en cages. Comme des animaux de cour et de cirque. Comme des coqs que l'on va bientôt regarder s'affronter. Quel coq va sortir vainqueur ? Après-tout, nous ne sommes que ça aux yeux du Capitole : des animaux. Du bétail. On suit, comme tout le monde. C'est les règles, et on les suit. Comme des moutons. Pour me calmer, je préfère parler - pour une fois que c'est moi qui en prend l'initiative - et lui demande, en faisant revenir sur lui mon regard scintillant de rage et de colère froide, d'une voix pourtant maîtrisée :

« - Quel âge as-tu ? »
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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 8:16

Après mon coup de sang, je vois Misha qui est perdue dans ses pensées. Est-ce que ce que je viens de dire l’a touché ? Et ben oui je suis un orphelin, comme beaucoup d’enfants dans le district. Soit parce leur père Est mort en travaillant dans la mine et que leur mère est morte en voulant les sauvé soi parce qu’ils les ont abandonné parce qu’ils ne peuvent pas s’occuper d’eux. Au Foyer communal, on en voyait arriver chaque jour de tous les âges. Aussi bien Des adolescents de 12 ou 13 ans, qui n’auront plus qu’une envie, c’est de partir d’ici par n’importe quel moyen que d’enfants de 2 ou 3 qui avaient tellement peur de cet endroit que certains finissaient par ne plus parler du tout.
Misha me répond avec autant de colère:

« - Je n'ai que mon jeune frère. Ma mère est morte quand j'avais six ans. J'ai bien un père, mais c'est un monstre, je ne le considère pas comme "de la famille qui m'attends au district". Il espère plutôt que je ne revienne jamais. Au moins, personne ne se mettra plus en travers de ses envies de frapper et de mon frère. Je recevais les coups à sa place, mais je m'en fichais, tant qu'il n'y touchait pas. Ma seule crainte en venant ici est qu'il le touche. »


On avait tout les deux envi de se rebeller, de tout foutre en l’air et de partir bâtir une nouvelle vie avec ceux qu’on aime le plus loin possible de ce cauchemar qu’on vit chaque jour. Et pourquoi pas éclater tous les deux ensembles? A deux on est deux fois plus fort. Et qui nous dit que le reste du réfectoire n’a pas envi de faire pareil. Si la quinzaine de personnes qu’il y a dans cette salle s’énervait d’un coup ? Qu’est ce qu’il ferait au capitole ? Il nous tuerait tous pendant les jeux. Tuer quinze personnes d’un coup à quoi ça rimerait? A rien. Et puis s’il nous tue chacun notre tour, quel divertissement ça créera si les tributs ne se rencontrent pas ? A rien. Cette idée fleurissante dans ma tête me suggère de demander à Misha si elle n’a pas envi de me suivre pour enrôler tous les autres tributs dans cette révolte.

Mais bon si personne ne suivait qu’est ce qu’il nous arriverait à moi et à la fille de mon district ? Pour le coup ça les dérangerait pas de nous tuer tous les deux dans l’arène. Non je ne veux pas prendre le risque de faire ça. Pas pour moi, tout le monde s’en fout de me voir mourir ou pas, mais pour elle. Elle a son frère à protéger, son frère qui l’attend impatiemment et qui doit recevoir des coups en pensant que ça sera bientôt fini. Car si elle revient ils seront tous les deux sauvé de leur père. JE ne peux pas courir le risque de mettre sa vie en danger autrement son frère me haïr même après ma mort. Et puis même moi je ne veux pas avoir sur la conscience de l’avoir tué.

« - Quel âge as-tu ? »

Je sais qu’elle fait en grand effort pour se maîtriser. Moi-même j’ai un peu de mal. Pour l’aider, je trouve pour seul moyen de lui sourire, mais un sourire réconforteur que je trouve moi-même assez drôle. Pourquoi lui faire ce sourire maintenant ? Qu’est ce que ça lui apportera ? Je n’en sais rien. Mais c’est la seul chose qui me viens à l’esprit et que peut vraiment fonctionner.

Après quelques instants a resté dans cette position, j’arrive à lui répond avec calme :

« -J’ai 18 ans. Et ouai, c’était ma dernière année pour la moisson, mais je sentais que ça allait tomber sur moi, j’ai jamais de chance. Vie de merde. Mais bon dans un sens je suis assez content car c’est mon seul moyen pour quittez notre district. Mon seul moyen de repartir à zéro. Même si je n’ai qu’une seule petite chance sur vingt-quatre de m’en sortir je préfère tenter ma chance que de crevé de faim là-bas. Et toi?»

Voilà que je me mets à parler comme elle. D’être déçu d’être venu du douze, d’être venu du plus nul district. Et que même si tout le monde là-bas est gentil, moi, personnellement, je préfère m’évader pour partir à l’abri du monde, m’enterrer loin des habitations, mourir seul dans mon coin. Me laisser seul et libre. C’était mon plus grand souhait quand j’étais encore au foyer communal. Et maintenant, involontairement, c’est de transpercer la carapace de Misha pour que l’on soi ensemble.
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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 12:57

Moi aussi cela me tenterait bien. Se lever, d'un seul coup, sans prévenir. Envoyer les assiettes et les plateaux en l'air, renverser les tables. Pouvoir libérer toute l'énergie qu'ils concentrent en nous. Toute cette pression, tout cette activité sans que le Capitole nous autorise à nous libérer. Sûr. Ils gardent ça pour l'Arène. J'essaie de penser à autre chose. Cela serait stupide d'éclater là maintenant, et surtout, d'embarquer Hoarang dans mon coup de folie. Mais j'ai sentis la colère qui brûlait dans sa voix, comme une petite flamme endormie prête à se rallumer de plus belle. Mais cela est trop risqué. Rentrer, retrouver mon frère ? Je n'ai aucune chance. Je le sais. Lorsqu'il est venu me faire ses adieux - la seule personne à être venue - il s'était mis à pleurer. Cela a faillit me faire pleurer, mais lorsqu'il a fut la grimace déformer mes traits, il a relevé les yeux. Il n'a que onze ans, mais pourtant avec les mots qu'il m'a dit, il m'a parut plus âgé que moi. « - Non, Misha, ne pleure pas. Un Ange ne pleure pas. Elle ne voudrait pas que son Petit Ange pleure. » Il avait levé les yeux vers le ciel. Je n'y ai vu que le plafond de la pièce, mais je sais qu'il parlait de notre mère. Il sait qu'elle m'appelait comme ça. Il l'a si peu connu, lui. Il n'avait que moi. J'ai secoué la tête. « - Ecoute, ne t'en fais pas. Je m'en ferais. Je suis grand maintenant, moi aussi je sais donner des coups. » - « - Mais il est beaucoup plus fort que toi, Michaël. » - « - Mais plus idiot, aussi. Et quand tu reviendras, on s'enfuira. Tous les deux. D'accord ? » Je secoue la tête, les derniers mots de mon frère résonnant dans ma tête. Je n'ai pas osé. Je n'ai pas pu lui dire qu'il se trompait. Qu'il devra fuir seul. Car je ne reviendrais pas.

« - J’ai 18 ans. Et ouai, c’était ma dernière année pour la moisson, mais je sentais que ça allait tomber sur moi, j’ai jamais de chance. Vie de merde. Mais bon dans un sens je suis assez content car c’est mon seul moyen pour quittez notre district. Mon seul moyen de repartir à zéro. Même si je n’ai qu’une seule petite chance sur vingt-quatre de m’en sortir je préfère tenter ma chance que de crevé de faim là-bas. Et toi ? »

Sa réponse me fait revenir à la réalité. Et c'est tant mieux, car je ne veux pas encore plus m'égarer dans mes souvenirs. Je baisse les yeux. Je ne regarde pas Hoarang. Je ne veux pas qu'il lise dans mes yeux la douleur qui m'habite. Je ne veux pas qu'il y voie la moindre faiblesse. Non, jamais. Dans l'Arène, il sera un ennemi. Même s'il est le seul que j'épargnerais. Avec mon allié, bien sûr. Au moins, il est d'accord avec moi ; nous venons d'un district misérable. Mais bon. On ne choisit pas où l'on né, ni qui on est. Je soupire doucement, toujours sans le regarder. Je le vois me sourire néanmoins quand mes yeux reviennent sur lui. Il est gentil. Il essaie de me réconforter. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je lui souris aussi. Histoire de briser l'ambiance "allons tous à la mort !" que nous avons tous ici. Histoire de faire un break. Comme si l'on n'était pas là.

« - J'ai seize ans. Je n'ai aucune chance de rentrer mais je veux essayer quand même. Pour mon frère. Pour le sauver de cet enfer. »
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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 17:33

« - J'ai seize ans. Je n'ai aucune chance de rentrer mais je veux essayer quand même. Pour mon frère. Pour le sauver de cet enfer. »

Ces mots m’ont choqué. Elle assume la réalité en face. Elle sait qu’elle va perdre. Par contre elle veut essayer…… Elle n’y croit pas trop. A ce moment là, j’ai envie de la secouer de lui dire qu’elle peut le faire. Je voudrais l’aider. Mais comment ? J’ai une idée.

« Je me sacrifierai pour toi s’il faut. Ça sera le dernier objectif que j’aurais dans ma vie. Car là je peux mourir ou vivre ça aucune importance. Laisse-moi accomplir ce dernier devoir en t’aidant à gagner. T’es ma seule raison de vivre, et je préfère que ça soit toi qui rentre retrouver ton frère que moi qui retourne au district sans personne pour m’accompagner. SI par malchance c’est moi qui gagne je te promets que ton frère sera heureux toute sa vie loin de ton père. »

Qu’est ce que j’ai fais ? Je viens de me vendre à Misha. Si c’est pas une preuve d’amour. Comment va-t-elle réagir ? Je me rends compte soudain que je suis un homme déjà mort. Pas pour l’arène mais en lui disant ça. Si elle me refuse, ce n’est même plus la peine de la regarder en face j’aurai plus qu’à rester à mon étage à déprimer le temps que l’arène arrive et à me faire sauter sur les mines qui entour chaque cylindre.

Je sais qu’elle ne voudra jamais, elle ne veut pas me voir dans l’arène. Elle ne veut pas me voir mourir. Elle ne veut pas avoir ma mort sur la conscience. Moi non plus je ne veux pas qu’elle meurt, et si y ale choix entre nous deux j’irai le plus loin d’elle me trancher la gorge.
Je n’ai toujours pas touché à mon plateau. Sa beauté m’a fait oublier tout ce qui m’entoure y compris ce qu’il y a côté de moi. Seul son visage compte à présent. Son sourire réconfortant comme le mien me soulève encore plus le cœur. On reste plusieurs minutes comme ça et j’aimerais qu’on reste bien d’avantage.

*Si nous pouvions tous les deux restés,
Je serais là à te regarder,
A te sourire pendant des années,
Mais ça je ne peux que le rêver.*

Quelques vers me viennent à l’esprit, mais elle ne saura jamais quel poète je suis. Elle va sûrement me rembarrer, et je n’aurais plus qu’à aller déprimer. Je la vois qui continue à manger ces fruits, sans toucher à son riz. Je ne sais pas quoi ajouter de plus, je veux ne pas faire comme Jean-Claude dus (désolé c’était pour la rime^^). Je lui annonce quand même :

« Si tu ne veux pas c’est pas grave. Je comprends, en même temps c’est dur de voir mourir celui ou celle de son district ou celle qu’on aime….. »

Et Voilà je m’enfonce encore plus…. Je cherche un truck a dire pour ne pas la mettre à l’aise. Enfin là c’est moi qui sans dans une mauvaise posture. Pour détendre l’ambiance je lui demande :

« Tu compte manger tes plats ? »


Dernière édition par Hoarang Undersnow le Dim 24 Avr - 21:00, édité 1 fois
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Misha Evans

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 18:16

c'est donc ça. je ne vois jamais arriver ces choses-là. elles me tombent dessus trop vite. la seconde d'avant, vous êtes en train de proposer un plan d'évasion de survie, et tout à coup... on vous balance une bombe. (cf hg 2). une belle et grosse bombe en plus. que je me reçois en plein sur le coin de la figure tant je ne m'y attendais pas. oui, j'ai remarqué les regards, les sourires, mais... je ne pouvais pas penser à ça. il me fait quoi là, une déclaration ? dans la salle commune, où d'autres oreilles nous écoutent certainement ? sans parler des micros qui doivent être planqués un peu partout. si nous sommes réellement sur écoute, et que je lui mets un vent, je ne doute pas un instant que cela sera retransmis. et je ne pourrais compter sur aucun sponsor chez nous : je me ferais détester. mais je doute que l'on soit réellement sur écoute. en attendant, je ne sais toujours pas comment réagir. je ne veux pas lui faire du mal, et j'espère ne pas lui en faire déjà. mais que puis-je lui répondre ? je n'ai jamais été douée pour mentir, pour jouer la comédie. la manipulation, c'est pas tellement mon truc. moi, c'est plutôt la franchise qui me caractérise. face aux situations délicates, je suis plutôt du genre à fuir. je peux très bien faire comme si je n'avais pas relevé la déclaration contenu dans ses paroles. "t'es ma seule raison de vivre"... je ne comprends pas très bien, à vrai dire. on vient du même district, ok. mais... je sais, je sais, l'amour ne se contrôle pas. mais comment a-t-il fait pour s'amouracher de la première garce qui passait ? je n'en sais fichtrement rien. ok, on me traite de gueule d'ange. il n'empêche que je peux me révéler être une véritable peste. têtue, acharnée dans tout ce que je fais et tout ce que j'ai décidé, ... je ne vois pas en quoi, caractériellement, je pourrais être attirante d'une quelconque façon. et tandis que je suis là, à réfléchir à la meilleure réflexion que je puisse avoir, les secondes tournent. et je ne réponds toujours pas. il rebrise alors le silence.

« - si tu ne veux pas, c'est pas grave. Je comprends, en même temps, c'est dur de voir mourir celui ou celle de son district, ou celle qu'on aime... »

celle qu'on aime... ces mots me donnent la chair de poule. je sens la gêne contenu dans sa voix. néanmoins, je ne montre rien de mon propre malaise intérieur. oui, je suis terriblement mal à l'aise. mais je sais cacher mes émotions. je l'ai toujours fait. je finis par avaler ma salive et par passer une main confuse dans mes cheveux blonds foncés, ou châtain clair, comme vous voulez. mes yeux le fuient, je n'ose pas croiser son regard. je me prends un point et le fixe : son plateau. je remarque d'ailleurs qu'il n'y a toujours pas touché. moi non plus, d'ailleurs.

« - tu n'as pas à te sacrifier pour moi. et j'apprécie la promesse concernant mon frère, mais cela non plus, tu n'es pas obligé de le faire. »

je ne sais pas où j'ai trouvé les mots qui viennent de sortir d'un seul coup. je me mords la lèvre, refusant toujours de remonter mon regard vers lui.

« - tu comptes manger tes plats ? »

je baisse les yeux sur mon plateau, intact. je lâche un bref soupire, et attrape la pomme, l'orange et le morceau de pain qui s'y trouvent, avant de pousser le plateau vers lui, les yeux toujours baissés.

« - non, sers-toi. »
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Hoarang Undersnow

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 20:57

« - si tu ne veux pas, c'est pas grave. Je comprends, en même temps, c'est dur de voir mourir celui ou celle de son district, ou celle qu'on aime... »

Je ce que j’ai dit me touche profondément moi-même. En effet je viens de lui avouer que je l’aime. J’espère juste que ça n’a pas été retransmis. Je ne veux pas que les gens du district douze nous vois ainsi. Je ne veux pas qu’ils nous voient tous en train de cacher nos sentiments. Oui, les cacher. Car je vois qu’elle fait de son mieux pour pas les révéler devant tout le monde. Elle baisse les yeux, regarde mon plateau. Moi j’observe autour de moi voir si un tribut curieux ne nous espionne pas. Mas tout le monde était de plus en plus tendu à l’approche des jeux. Mes yeux retombèrent sur son visage angélique quand elle me répond :

« Tu n'as pas à te sacrifier pour moi. Et j'apprécie la promesse concernant mon frère, mais cela non plus, tu n'es pas obligé de le faire. »

Je vois qu’elle se mord la lèvre, elle est encore plus gêné que moi. J’esquisse un sourire qu’elle ne voit pas. Je repense à ce qu’elle a dit. Je n’ai pas à me sacrifier pour elle. C’est la seule chose que je peux encore faire d’utile dans ce monde. Surtout pour elle. Je ne veux pas qu’elle meurt comme une chèvre dans l’arène, ce n’est pas sa place ici. Sa place, c’est auprès de son frère pour qu’un jour elle se venge de son père. J’hésite à lui dire qu’elle est tout ce qu’il me reste tout ce qui me relie au district, que je l’aime… Mais pour pas la déprimer plus que ça, déjà que je lui fais repenser à son frère, je préfère changer de sujet et lui demander :

« - tu comptes manger tes plats ? »


Elle fixe son plateau prend que les fruits et un bout de pain me répond :

« - non, sers-toi. »

Je prends tout le contenu de son plateau et commence enfin à engloutir quelques plats. Ma première bouchée me fait comprendre que je meurs de faim. J’engloutis tout d’une rapidité impressionnante je suis sur que Misha doit en être dégouté. Ah ben ça ouai elle peut l’être, elle qui ne veux pas toucher à un seul de ces succulents plats, J’en ai déjà englouti 3. Mais non, elle est toujours perdue dans ses pensées regardant devant elle. Ce que je viens de lui avouer l’a-t-elle tant choqué? Est-il trop dur d’accepter que quelqu’un vous aime ? Non je ne pense pas. C’est peut être parce que y en a que un que nous deux qui peux s’en sortir ? Ouai voilà j’y suis elle doit se dire que maintenant même si on était ensemble il est impossible de vivre notre amour. Mais qu’est ce que je raconte moi ? Elle ne m’aime pas juste que ça lui fait bizarre car ça doit être le premier mec qui lui avoue son amour.

Je la regarde et même si ce n’est pas le moment je lui dis :

« C’est peut être pas l’endroit ni l’heure pour te dire ça mais il faut que je te le dise absolument avant le début des jeux :

Même si on s’connait depuis qu’une heure,
Un coup de foudre, sur moi, est tombé,
Et je ne voudrais pas faire d’erreur,
Et te le dire avant de clamser.

Je t’aime au point de me sacrifier,
Dans s’t’arène pour que tu puisses gagner.
Tes yeux, mystérieux me font rêver,
Et mon rêve serait de t’embrasser.

Tes sourires sont si réconforteurs,
Et tes cheveux, d’une si belle couleur,
Qu’aucun garçon ne peut résister,
Ni à ton charme ni à ta beauté.

Ce n’est qu’un extrait de tout ce que j’ai à t’avouer, mais en résumé, je veux tout simplement te dire que je t’aime. »


Je reste là tremblant, un peu soulagé de ce moment si dur à affronter, et j’attends sa réponse comme si on allait m’annoncer la plus belle nouvelle de ma vie. Je n’ose pas remonter mon regard pour voir sa réaction mais j’espère juste que plus tard, je ne vais pas le regretter.
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Misha Evans

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Dim 24 Avr - 22:53

Je le regarde manger. Non, il ne me dégoûte pas. Après-tout, qu'il mange, qu'il mange. C'est mon choix que de ne pas manger ou de manger le minimum pour ne pas me laisser crever de faim. Et cette décision ne concerne personne. Je n'ose cependant pas croiser son regard, je suis encore ébranlée par ce qu'il vient de m'annoncer. Il n'avait pas à me dire pareille chose. Ce n'est pas de ces choses qui se disent avant les Jeux. Pas ici. Qu'il garde ses sentiments pour lui, on n'est pas dans une télé-réalité à l'eau de rose. Il croit quoi ? Que j'allais lui sauter dans les bras, l'embrasser, et que l'on nous épargnera parce qu'on s'aime ? Sûrement pas. De toute façon, je ne suis ni faite pour être aimée, ni faite pour aimer. Je ne suis faite pour pas grand chose en fait. Juste pour mourir dans les jours qui vont suivre. Mon regard s'est durci, et je ne veux pas croiser le regard d'Hoarang. Cela peut paraître lâche et comme un manque de courage, mais je ne veux pas affronter ses yeux où je saurais quel sentiment s'y trouve. J'attrape mon couteau et me remets à jouer inconsciemment avec. Une habitude. Un moyen de vider mon stress, d'occuper mes mains et mes pensées. Je me surprends à me dire qu'il a changé de sujet, qu'il a comprit ou je ne sais pas, mais qu'il n'en parlera plus. Mais soudain, c'est un poème, qu'il me sort.

Je sens mes muscles se crisper et me fige lentement. Dès les derniers mots qu'il prononce, le couteau me glisse des mains. Il tombe sur la table, puis glisse même par terre, où il résonne dans ma tête comme les derniers mots d'Hoarang. J'ouvre la bouche comme pour dire quelque chose mais j'ai la gorge nouée, je la referme donc. A la place, d'un mouvement maladroit, je me baisse et ramasse le couteau. Je le remets sur la table un peu trop brutalement peut-être, encore choquée. Je me lève, manquant de faire tomber ma chaise dans mon geste un peu brusque. Je n'ose le regarder et fuit son regard.

« - Désolée, je... je dois y aller. »

C'est vache. C'est méchant, même. Mais je n'ai pas le choix. Sans un seul regard, je quitte la table et commence à marcher, mes muscles encore raides par la surprise. Je finis par reprendre une démarche naturelle. Devant la porte de la salle commune, j'inspire à fond. Je pousse la porte et quitte le lieu.

( Je te laisse le faire dans les étages, cette fois. Wink )
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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   Sam 7 Mai - 16:39

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MessageSujet: Re: Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]   

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Alors, faisons connaissance avant d'aller se tuer. [Hoarang]
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